Parcours

Sa Jeunesse

Ancien élève du petit séminaire de Berberati et du lycée Jean Bédel Bokassa de Bangui (République Centrafricaine) Il étudie successivement à l'Université de Bangui, puis à l’Université de Bordeaux (France) et obtient un DESS en Gestion des entreprises en 1981 et un DEA en Economie en 1982.

 

Son Parcours professionnel du premier plan

Après ses études universitaires à Bangui et à Bordeaux (France), AGD a immédiatement intégré la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), où il mené une carrière l’ayant porté aux plus hautes responsabilités : Inspecteur des Services Centraux, Représentant du Gouverneur au Bureau Extérieur de la BEAC auprès de la France et de l’Union Européenne, Directeur central des Relations Financières Extérieures, Directeur central l’Informatique et de l’Organisation (…) ;

Ministre des Finances et du Budget à 40 ans dans le Gouvernement d’Action pour la Défense de la Démocratie (GADD) du Premier Ministre Michel GBEZERA BRIA (1997-1999), il a également eu l’opportunité pendant un an de présider le Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) ;

Nommé Premier Ministre de son pays, la Centrafrique à l'age de 40 ans, il y est resté 26 mois, du 5 janvier 1999 au 1er Avril 2001. A la demande du Chef d’Etat, il a conservé le portefeuille de Ministre de l’Economie, des Finances et de la Coopération Internationale (1999-2001). Il a organisé entre autres, les élections présidentielles de 1999 qui n’ont connu aucun incident, ont été acceptées par toute la communauté nationale et reconnues par la Communauté internationale. Il a présidé, au nom de la RCA,  la conférence qui a été clôturée par la cérémonie solennelle de signature des célèbres « Accords de Cotonou », qui régissent jusqu’aujourd’hui et pour de nombreuses années encore, les relations entre le Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes e du Pacifique (ACP) et ceux de l’Union Européenne ;

A sa sortie du Gouvernement, il a été nommé Directeur National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) pour la RCA. Il n’aura pas le temps d’exercer ces nouvelles fonctions, puisque les Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) lui ont fait appel pour lui confier le redressement de la Banque de Développement des Etat de l’Afrique Centrale (BEAC). Ayant pris ses fonctions en Octobre 2001, Il a rempli cette mission avec succès et a quitté ses fonctions en janvier 2010. A son départ, la Banque était entièrement réformée, modernisée, dotée d’un personnel rajeuni, compétent et bien formé. Le capital a été quintuplé et le portefeuille quadruplé. La BDEAC s’est imposée sur l’échiquier des Institutions sous régionales comme locomotive dans le financement de projets de développement dans tous les Etats-Membres ;

En 2011, il a créé AfriPartners International Consulting, cabinet de conseils qui a notamment été sollicité par l’’Union Africaine, L’organisation Internationale de la Francophonie et les entreprises privées, pour des prestations ayant un caractère politique ou privé, notamment dans le montage des financements et des projets de développement ;

Il préside également l’Association « Espoir & Avenir », qui intervient en République centrafricaine dans la lutte contre l’extrême pauvreté, avec des actions dans les domaines de l’éducation, de la santé  et de la formation professionnelle.

 

Son Parcours d'homme d'Etat Rassembleur et Moderne

Lors de son passage au Gouvernement en qualité de Premier Ministre, AGD a systématiquement prôné et pratiqué le dialogue et la concertation, tant avec les forces politiques qu’avec les organisations syndicales (ouverture du Gouvernement à l’opposition ; négociations et dialogue permanents avec les Syndicats) ;

AGD a composé un Cabinet et un Gouvernement à l’image de la République Centrafricaine : les 16 préfectures ont été représentées dans les deux gouvernement qu’il a dirigés et toutes les sensibilités socio-ethniques et religieuses y ont été prises en compte. Il a notamment innové en étant le tout premier Chef de Gouvernement à prendre en compte la sensibilité des centrafricains de confession musulmane en créant un Ministère chargé des relations avec le Monde Arabe. Il a perçu l’intérêt de réconcilier les centrafricains avec leur histoire et leur culture, en créant un Ministère de la Culture autonome.

Tant au Ministère des Finances et du Budget qu’au Gouvernement, AGD a favorisé le renouvellement des cadres pour une Administration moderne et efficace. Cela s’est traduit à travers: des recrutements massifs dans les Régies financières ; une mise à la retraite organisée des militaires ayant atteint l’âge légale et leur remplacement dans le cadre de la restructuration de notre outil de défense ; une démarche de sensibilisation pour une et aide au retour des jeunes centrafricains de la Diaspora (une grande première dans le genre); des actions d’assainissement des finances publiques, qui ont été au cœur de sa politique durant cette période. Ces actions ont abouti à la signature d’accords avec les Institutions de Bretton Woods, suspendues depuis 1989. Le pays a ainsi renoué avec la communauté financière internationale, ce qui a jeté les bases d’un redressement de l’économie qui a profité tous les gouvernements ultérieurs ;

Il a entrepris une démarche volontaire de promotion d’infrastructures culturelles, sportives et touristiques, avec notamment la construction du Monument des Martyrs, le lancement du chantier du Stade des 20.000 places et de l’Hôtel Ledger Plaza ; dans ce sens, il a créé un Ministère des Edifices Publics, dont la première mission a été de réparer les nombreux dégâts physiques causés par les mutineries des années 1996 et 1997 sur les bâtiments publics et sur certains commerces situés au centre-ville de Bangui.

AGD a assis son action sur la promotion de la transparence dans la gestion de leurs relations  des affaires publiques et la lutte contre l’impunité. Cette lutte acharnée a forcément heurté des intérêts divers, ce qui a valu à AGD une motion de censure, qu’il a repoussée. Il reste jusqu’aujourd’hui l’unique chef de gouvernement à avoir accepté et repoussé une motion de censure ;

Soucieux de la consolidation de la démocratie et de la transparence dans la gestion de la Cité, AGD a systématisé les conférences de presse du Premier Ministre et des autres Membres du Gouvernement et a réservé un local à cet effet à la Primature. Il était également attentif aux difficultés de la presse privée. Il a été ainsi le premier Chef de Gouvernement à accorder  avec la première aide d’Etat à la Presse privée indépendante.

L’avènement véritable de la démocratie en RCA date de 1993, mais a été interrompu dès 1996 par les mutineries, du fait de l’application par le pouvoir d’une justice de vainqueurs. Il s’en est suivi une succession de gouvernements d’Union Nationale, dans lesquels opposition et majorité se neutralisaient. L’unique période pendant laquelle cette démocratie s’est réellement exercée a été sous les gouvernements dirigés par AGD. L’opposition était composée des plus fortes personnalités que notre pays a connues (André KOLINGBA, David DACKO, Abel GOUMBA, Timothée MALENDOMA, Ennock DERANT LAKOUE, François PEHOUA, Charles MASSI, Jean Paul NGOUPANDE, etc.). Ils ont joué leur rôle et le Gouvernement a géré le maintien de l’ordre et de la cohésion nationale. Notre pays n’a connu aucun mouvement armé durant cette période et la paix était totale sur toute l’étendue du territoire. Depuis 1996 jusqu’à ce jour, force est de signaler que c’est l’unique accalmie qu’a connu la RCA. Le départ de AGD a été suivi très rapidement d’une interruption de la démocratie, interruption qui perdure encore ;

AGD a procédé à une promotion systématique des jeunes Centrafricains, notamment dans le choix de ses collaborateurs au Ministère des Finances et du Budget et au cabinet de la Primature. Il a également rajeuni la classe politique en nommant un Gouvernement dont la moyenne d’âge était de 45 ans. Il a poursuivi cette politique de rajeunissement  à la BDEAC.

Une excellente organisation, un esprit d’ouverture et la prise en compte des préoccupations des différentes couches de la composantes de la communauté nationale ont permis aux gouvernement dirigés par AGD de maintenir la cohésion nationale. C’est ainsi que des évènements d’une certaine gravité, qui auraient pu mal tourner, ont été gérés avec doigté, fermeté et sagesse. On citera notamment la grande invasion des villes du Sud-Est du pays en Juin 1999 par 7000 hommes de l’armée de la RDC mise en déroute dans la région de Gbadolité par l’avancée du MLC de Jean Pierre BEMBA. Cet évènement était sources de tous les dangers, ces forces étant armées. Mais il a été géré avec professionnalisme par le Premier Ministre et son gouvernement et est presque passé inaperçu pour le commun des centrafricains. On citera l’organisation des élections présidentielles, sans aucun incident. On citera également la pénurie généralisée du carburant provoquée par une action de représailles du gouvernement du Congo Démocratique, en réaction au début de rapprochement entre le président Patassé et Jean Pierre BEMBA. On citera enfin la grande grève généralisée de la Fonction publique au cours du dernier trimestre de 2000, qui a été géré avec doigté et sans violence et dont la fin est intervenue à l’issue du paiement  en une seule fois de trois mois de salaires, score encore inégalé dans l’histoire du pays.