3. RELANCER L’ECONOMIE A TRAVERS LE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE

L’insécurité et l’instabilité politique constituent des défis majeurs au développement. En prenant les mesures adéquates pour stabiliser la situation politique et sécuritaire de notre pays, nous rendrons possible l’exploitation par le secteur privé de nos immenses potentialités forestières, minières agricoles et pastorales. Il faudra pour cela faire de la République Centrafricaine une destination des affaires, attractive et sécurisée. Le marché centrafricain est relativement réduit, mais les populations des pays voisins, en particulier celles de la région de l’Equateur au Congo démocratique, représentent un marché naturel et facile d’accès pour nos produits.

Cela exige une reformulation urgente des cadres juridiques de la gestion et de développement des secteurs miniers, pétroliers et forestiers, ainsi que ceux des secteurs de l’agriculture, du développement durable et du tourisme.

Nous prendrons des mesures pour centraliser et simplifier les formalités administratives relatives à la création et au suivi des entreprises, tant dans la gestion de leur fiscalité que dans celle des litiges avec l’administration ou avec leur personnel. 

La justice centrafricaine sera organisée pour garantir la sécurité juridique et judiciaire des affaires dans notre pays et une loi anti casseurs très dissuasive sera votée pour protéger les investissements contre le vandalisme. 

Nous prendrons toutes les dispositions pour encourager le secteur privé national et aider nos hommes d’affaires à développer leurs activités.

Nous insufflerons l’esprit d’entreprise à la jeunesse centrafricaine, à travers la formation professionnelle et des mesures incitatives adaptées. Nous lui trouverons des financements sur mesure pour lui permettre de créer des très petites entreprises (TPE) ou des petites et moyennes entreprises (PME). 

Nous ferons de l’agriculture, de l’élevage et de l’économie verte les moteurs de la croissance de notre économie.

L'agriculture occupe environ 75% de la population active et contribue à former 52% du PIB national. Cependant, en dépit de ses importantes réserves en terres arables (15 millions d’hectares), en pâturages (16 millions d’hectares) et des conditions climatiques propices aux activités agricoles, les performances de l’agriculture et de l’élevage de notre pays sont très faibles et une majeure partie de nos concitoyens éprouve d'énormes difficultés à se nourrir. 

Pour améliorer le niveau de vie de la plus grande partie de notre population et créer une classe moyenne paysanne, nous valoriserons notre potentiel agricole et pastoral, à travers le développement de l’agriculture commerciale, l’agri business et à travers l’introduction d’un élevage moderne et intensif. Dans ce sens, nous lancerons un vaste programme national baptisé: « Mossoro ti Yaka » (la richesse de l’agriculture), dont l’ambition est de faire de la RCA le grenier de l’Afrique centrale et un grand pays exportateur des produits dont les filières sont très rentables (coton, café, cacao, palmier à huile, riz, maïs
arachide, etc.).
Les mines représentent la deuxième grande richesse du pays, avec plus de 470 indices miniers recensés. Nous quantifierons les nombreuses potentialités minérales de la RCA et en organiserons une exploitation rationnelle et durable, pour générer les ressources indispensables à la construction des infrastructures socio-économiques dont notre pays a besoin pour son développement. 

Les attributions des permis miniers se feront dans la transparence et sur la base d’une stratégie arrêtée par le Gouvernement. Les zones minières seront particulièrement protégées et nous encouragerons l’éclosion d’une industrie minière, notamment à travers la création d’une ou de plusieurs tailleries de diamant et l’exportation de l’or sous la forme de lingots. L’accent sera mis en priorité sur la réorganisation des filières du diamant et de l’or, pour permettre aux artisans miniers d’en tirer de revenus plus conséquents.

Un accent particulier sera mis sur l’exploitation du fer, couplé avec la construction en BOT d’un chemin de fer pour l’évacuation du minerai vers le port de Douala et dont la rentabilité sera garantie par la nécessité de désenclaver le pays. Ce grand projet d’infrastructure sera baptisé « Légué ti wouin ». 

S’agissant de l’économie forestière, nous orienterons notre politique sur l’économie verte. Dans ce sens, nous fixerons des objectifs de production, assainiront le système de délivrance des permis forestiers et exigerons une transformation partielle ou totale des essences destinées à l’exportation, tout en veillant à la préservation de nos sanctuaires de biodiversité. Nous lutterons contre l’utilisation exclusive du bois comme source d’énergie dans les ménages et développerons des solutions alternatives. Nous consoliderons notre engagement aux côtés des pays du bassin du Congo pour la lutte contre les changements climatiques et la désertification et pour la protection de la couche d’ozone. 

Nous créerons au moins une zone économique spéciale (ZES) pour encourager les investissements étrangers. Cette zone servira notamment à faciliter la formation de sociétés de droit centrafricain. Elle permettra également de créer les conditions d’une industrialisation du pays et d’un transfert de technologies. Le but visé est d’encourager à termes la délocalisation d’entreprises sur la RCA. 

Toutes ces mesures sont destinées à garantir une croissance forte et continue de l’économie, dans le but de créer plus d’emplois pour les jeunes et de fournir à l’Etat les ressources nécessaires à son fonctionnement. Dans ce sens, nous oeuvrerons à accroître de manière exponentielle les recettes du Trésor public, qui ont depuis toujours plafonné à un niveau qui ne permet pas de couvrir les dépenses régaliennes de l’Etat; 

Nous mettrons l’accent sur l’assainissement des finances publiques, sur un meilleur fonctionnement des régies financières et sur la lutte contre la corruption.

NOS OBJECTIFS

CLIMAT DES AFFAIRES

ENTREPRENARIAT NATIONAL

AGRICULTURE ET ELEVAGE

  • Le cadre juridique relatif à la gestion et au développement du secteur minier est assaini ;
  • Le guichet unique de création et de suivi des entreprises est renforcé ;
  • La justice garantit la sécurité juridique et judiciaire des affaires ;
  • Une loi anti casseurs très dissuasive protège les investissements.
  • Le secteur privé national reçoit des incitations particulières pour développer ses activités ;
  • La jeunesse est initiée à l’esprit d’entreprise ;
  • Des financements particuliers sont mis à la disposition des promoteurs de TPE et de PMI.
  • Le programme « Mossoro ti Yaka » est lancé, pour développer l’agri business et l’élevage intensif ;
  • La RCA devient le grenier de l’Afrique centrale ;
  • Les filières (coton, café, cacao, palmier à huile, arachide, maïs, etc.) sont relancées ;
  • L’agriculteur centrafricain améliore sensiblement son niveau de vie.

MINES

ECONOMIE FORESTIERE

INDUSTRIE

  • Les potentialités minérales de la RCA sont quantifiées et leur exploitation programmée et organisée ;
  • Une industrie minière est créée ;
  • Le gisement de fer est exploité et le programme « Légué ti wouin » de construction en BOT d’un chemin de fer est mis en oeuvre ;
  • La délivrance des permis forestiers est plus transparente ;
  • Les essences exportées sont partiellement ou complètement transformées ;
  • Nos engagements pour la lutte contre les changements climatiques sont consolidés.
  • Une zone économique spéciale est créée.

FINANCES

   
  • La gestion des finances publiques est assainie ;
  • Le fonctionnement des régies financières est amélioré ;
  • Les recettes de l’Etat sont accrues de manière exponentielle.